Les écoutes du mois #janvier-février 2021

Bonjour tout le monde !

On reprend le rythme tout doucement des écoutes du mois. Cependant, j’ai décidé de laisser tomber le système des notes sur 10, je pars du principe que si je parle d’un album, c’est qu’il m’a plu, et j’ai toujours l’impression de sous-noter l’œuvre en question. Encore une fois, beaucoup de grosses guitares, de saturation et de la crasse.

SLIFT – Ummon (2020)
Genre : Heavy/Rock psychédélique

Après avoir passé des semaines et des semaines à voir leur nom surgir un peu partout (et surtout lire du bien d’eux), je me suis décidée à jeter deux oreilles attentives à ce groupe de heavy psych toulousain (comme quoi on peut faire des trucs cool en France) et quelle claque !

L’album s’ouvre avec Ummon, titre éponyme dans lequel les guitares sont lourdes et hypnotisantes. Ummon est une sorte de concept-album où l’on voyage à travers l’espace et Citadel On a Satellite est un morceau qui traverse des turbulences en alternant passages énervés et calmes pour retrouver son énergie du début.
On continue le voyage avec Sonar, un titre 100% instrumental qui nous donne l’impression d’être à bord d’u vaisseau duquel on se laisse envouter par l’immensité de l’espace infini.
Le voyage se poursuit à chaque piste et arrive presque à son terme avec
Aurore aux confins, un morceau calme, un peu comme une dernière escale avant de rentrer à la maison pour de bon.

Le titre Lions, Tigers and Bears conclut l’album avec ardeur et nous donne envie de repartir très loin.
Avec Ummon, SLIFT dévoile un « space rock » hyper consistant qui sort des sentiers battus. Quand les live reprendront, c’est clairement un des groupes à ne pas louper.
À écouter si vous aimez : King Gizzard and The Lizard Wizard, All Them Witches, l’espace…

Mrs Piss – Self-Surgery (2020)
Genre : Punk/Indie rock 

Revenons à une ambiance un peu plus terre-à-terre avec Mrs Piss, qui n’est autre que le side-project de Chelsea Wolfe et de sa batteuse Jess Gowrie. En 19 minutes, les deux musiciennes n’ont clairement le temps ni l’envie de niaiser et nous envoie un disque qui transpire l’urgence et la rage.

Résolument féministe, le duo nous parle des maux qui rongent notre société comme la dépression (Knelt et son atmosphère oppressante), mais traite aussi d’empowerment avec M.B.O.T.W.O (pour Mega Babes Of The Wild Order) qui est un hymne féministe aux forts relents de Queen Adreena ou de se débarrasser des personnes toxiques avec You Took Everything. 
Le dernier titre, Mrs Piss, est une petite mandale qui Chelsea Wolfe crie (en substance) avec sa voix qui minaude faussement « ne me faites pas chier ! ».

Avec cette guitare qui mitraille et cette batterie qui martèle à mort, c’est sûr qu’on a pas envie de les emmerder, mais on a terriblement envie que ce projet se concrétise par un second album tant le duo est puissant. Une bombe.
À écouter si vous aimez : Chelsea Wolfe, Queen Adreena, les femmes fortes qui en ont

Author & Punisher – Beastland (2018)
Genre : Indus doom

Changement d’atmosphère radical avec l’industrial doom très froid de Author & Punisher. Contrairement à ce que le nom peut laisser paraitre, un seul homme se cache derrière Author & Punsiher : Tristan Shone.

La particularité de ce projet musical réside dans le fait qu’outre l’utilisation d’ordinateurs, Shone a créé ses propres machines pour créer sa musique, donnant ainsi toute sa dimension et son sens en terme « industriel »(comme vous pouvez le constater notamment sur ce live ici)
Dès la première piste (Pharmacide), cet album qu’est Beastland est une lourde machine qui compresse, oppresse et crée une ambiance délétère.
Tout est apocalyptique, insensé comme le décrit Ode To Bedlam (faisant très certainement référence à l’hôpital psychiatrique du même nom) nous rappellent que nous vivons dans un monde de fous. Monde qui nous plonge un peu plus dans les ténèbres avec la piste Apparition, à la fois specttrale et inquiétante.

Ironiquement, Beastland pourrait être la bande-son parfaite de cette dernière année écoulée avec cette phrase « nowhere is safe » que l’on entend sur le titre éponyme Beastland (sans parler de l’artwork anxiogène mais assez criant de vérité).

Avec sa musique froide et ses machines mécaniques, Tristan Shone nous achève doucement mais surement, nous laissant ainsi que très peu d’espoir quant à l’avenir.
À écouter si vous aimez : Godflesh, Sunn O))), la saga Terminator

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