Les écoutes du mois #septembre-octobre 2021

Hello!

La fin des vacances, la rentrée, le début de l’automne et des températures qui chutent ont accompagné ces écoutes du mois qui sont toujours autant énervés ! Bonne lecture et bonne écoute !

Amyl And The Sniffers – Comfort To Me (2021)
Genre : Punk



Depuis quelques années, il semblerait que la nouvelle patrie du punk et du rock (psyché et autres) bien vénère ne soit plus l’Angleterre mais bien une autre île : l’Australie.
Citons, pêle-mêle, quelques groupes dont la renommée et le talent ne sont plus à faire : King Gizzard, Pond, Tame Impala, Wolfmother, Silverchair (pour les plus ancien-nes d’entre nous)
Ajoutons maintenant le quatuor melbournien Amyl And The Sniffers. Et ce quatuor, comme son nom l’indique, va vous donner mal à la tête tellement ça tabasse fort !

Après un premier LP en 2019 bien accueilli, Amyl And The Sniffers récidive avec ce Comfort To Me impactant, sans concession et énergique.
Et de l’énergie, la chanteuse Amy n’en manque pas, comme elle le clame très fort dans Guided By Angels (« I’ve got plenty of energy »).
S’il est un message que l’album transmet, c’est celui d’être soi-même, de ne pas se conformer (Freaks To The Front) et de ne pas se préoccuper de l’avis des autres (Choices).
Cependant, des messages, le groupe en a tout un tas à faire passer (sinon ça ne serait pas un groupe punk digne de ce nom, pas vrai ?), qu’il s’agisse remettre en question son existence tout entière avec Capital ou bien de féminisme/harcèlement dans la pure mouvance riot grrrl sur Knifey ou bien encore Laughing.

L’album est solide, la voix d’Amy bien plus assumée et assurée que sur le premier album où elle chantait presque « naïvement » et il ne laisse aucun répit. À écouter en boucle !

À écouter si vous aimez : Bikini Kill, le punk, le riot grrrl, les kangourous

Ministry – Moral Hygiene (2021)
Genre : Metal Indus



Passer des messages en poussant des gueulantes bien senties notamment contre le gouvernement en place, c’est le boulot d’Al Jourgensen depuis un bon paquet d’années maintenant.

Avec plus ou moins de hargne selon les albums et dans la lignée d’AmeriKKKant (clairement anti-Trump, antifa, etc.), Moral Hygiene reprend les mêmes bases et les même thèmes (ou presque) et nous provoque en nous demandant à quel point on se sent inquiet quant à l’état du monde en ouverture de Alert Level (« how concerned are you? » est prononcé en boucle et le discours de Greta Thunberg est samplé à l’envi)
Même si le début de l’album est quelque peu convenu, on a quand même droit à du Ministry pur jus (ce qui n’était pas arrivé depuis un moment !) avec ce Disinformation qui déglingue les fake news.
Oncle Al enfonce le clou encore avec Broken System, titre qui traite du fait que nous sommes clairement responsables de notre monde et l’état dans lequel nous l’avons mis et ce, à tous les niveaux.

Bien sûr, les antifascistes et les racistes continuent d’en prendre pour leur grade dans cet opus, opus qui se termine par Death Toll, une piste instrumentale glaciale où les mots « Covid-19 » et un décompte de victimes résonnent.
Alors cet album est loin d’être le meilleur de la disco de Ministry mais il a le mérite de prouver que ce bon vieil Al est toujours là, toujours vénère et ça nous va bien.

À écouter si vous aimez : les premiers albums de Ministry, le metal indus, manger des riches

Turnstile – GLOW ON
Genre : Punk hardcore

On conclut avec un groupe que je ne connaissais pas tellement mais dont le nom n’a pas arrêté de surgir çà et là parmi mes contacts sur les réseaux sociaux.
C’est donc avec toute la curiosité qui me caractérise que je me suis plongée dans GLOW ON et quelle surprise !
Turnstile est donc un groupe de punk hardcore américain, actif depuis 2010, mais qui semble fricoter légèrement avec bon nombre d’influences diverses et variées et ça se ressent dans cet album.

On y trouve des éléments très rock psyché (bon jusque là, ça va encore) mais aussi des trucs bien plus improbables comme des bongos ou encore de la samba comme on l’entend sur DON’T PLAY ou même un coté un peu « emo » parfois sur certaines pistes.
Néanmoins, Turnstile n’oublie pas ses racines hardcore et nous balance un HUMANOID/SHAKE IT UP, un pur morceau de gros punk qui tache qui parle de confinement (surprenant) mais surtout sur le fait d’être renfermé sur soi, ou encore la perte d’un être cher et du vide qu’il laisse sur FLY AGAIN avec son intro au piano envoutante.

Tout est bien construit chez Turnstile, la base hardcore solide mais ils se permettent de rendre le truc un peu casse-gueule et foutraque en y incorporant des choses qu’on voit très rarement dans cette scène, comme cette instru au synthé très dream pop sur NO SURPRISE. On sait aussi être sensible chez le gang de Baltimore où l’on évoque sans pudeur les relations passionnelle sur TURNSTILE LOVE CONNECTION.

L’ensemble est hétérogène, déroutant par ce mélange de styles et d’évocations de thèmes un peu obscurs mais il a ce petit gout de reviens-y pas dégueulasse qui donne envie de se plonger dans le reste de leur discographie.

À écouter si vous aimez : Trapped Under Ice, le gros punk hardcore, la muscu

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