Les écoutes du mois #janvier-février 2020

Bonjour,

2020 démarre fort et j’ai envie de dire, les années se suivent et se ressemblent ici : j’ai toujours pas prévu de faire les trucs en temps et en heure mais voilà un petit résumé des écoutes (que des nouveautés) de ce début d’année.

Sunflowers – Endless Voyage (2020)
Genre : Rock indé/psyché

Les Portugais de Sunflowers reviennent avec un nouvel LP assez concept et dont le titre n’est pas du tout usurpé. 
Endless Voyage est donc une épopée musicale bien plus instrumentale que leur album précédent et alternant pistes purement instrumentales et chansons.
Néanmoins, on ne sent pas toujours du voyage : certaines pistes comme A conflit taking place est purement psyché mais se termine très abruptement alors qu’on plonge la tête la première dans l’envoûtant Dreamweaver avec sa grosse guitare et sa réverb’ de ouf.
Malgré tout, on sent diverses influences dans leur musique (japonaises, nord-africaines), une sorte de road-trip qui se vit à fond (Endless Voyage I) avec une arrivée tranquille à la maison sous la pluie sur Epilogue.
Un ensemble assez inégal et qui nous laisse un peu sur le bord de la route.
Ma note : 6/10

À écouter si vous aimez : Thee Oh Sees, King Gizzard&The Lizard Wizard, la musique psyché en général, les années 1970.

King Krule – Man, Alive! (2020)
Genre : Bedroom pop/Indie

Trois ans après le génial The Ooz, le prodige anglais de l’indie rock est de retour avec un album à la fois très lumineux et très sombre. 
L’album s’ouvre avec Cellular, un morceau à la fois pop et jazz, très envoûtant. Puis l’on s’aventure dans l’intimité du chanteur avec Perfecto Miserable où ce dernier fait part de sa récente paternité et de tous les questionnements qui vont avec. 
Du coup, on se questionne aussi avec Alone, Omen 3 et surtout Don’t Let The Dragon (Draag On) où King Krule parle notamment dépression et le fait de n’avoir personne sur qui compter. 
Une angoisse qui revient particulièrement dans Underclass, morceau jazz à souhait et divaguant sur les incertitudes du futur. 
Un album plein de dichotomie donc, mais très agréable à écouter et vraiment bien écrit. Pour l’instant, la pépite de 2020.
Ma note : 8/10
À écouter si vous aimez : Mac DeMarco, Yellow Days, le jazz fusion

Wasted Shirt – Fungus II (2020)
Genre : Punk noise

Changement de registre total avec Ty Segall et son acolyte du moment le batteur Brian Chippendale (Lighting Bolt) qui ont pour projet de foutre des pains dans la gueule, pas plus pas moins, comme le montre clairement All is lost, qui démarre cet album. 
S’en suit un déferlement de petites pichenettes comme Fist is my ward à l’esprit et l’énergie dignes de Mike Patton. Pas le temps de niaiser non plus quand arrive Double The Dream et enfin, on finit par se faire écraser par un rouleau-compresseur avec Four Strangers Enter The Cement At Dusk, un morceau stoner/doom bien crasseux.
En 30 minutes, les deux Ricains vous achèvent et on aime ça !
Ma note : 8/10
À écouter si vous aimez : 
 Ty Segall, Lightning Bolt, Ministry, Electric Wizard, la baston

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