TINALS 2018 JOUR 3

Après une courte nuit et une journée pas plus longue, me voilà de retour sur le site de TINALS vers les 18h pour assister à cette dernière journée de festival, journée que j’attendais plus que fébrilement puisqu’était programmé le groupe Dead Cross, le dernier projet en date du maitre Mike Patton.
Cela dit, la journée/soirée fut riche en découvertes et petites mandales dans la tronche ! 

Le ciel est couvert, l’atmosphère un peu lourde à cause de l’orage qui menace de gronder mais cela ne gâche en rien le plaisir d’être là, en chill.
En attendant patiemment 22h, l’heure à laquelle doit jouer Dead Cross, je décide donc de partir en quête de nouveaux horizons musicaux.
Il est pas loin de 19h15, et après avoir quelque peu étudié le line-up de cette journée, je vois que c’est bientôt au tour d’un jeune Anglais de faire son show. Il s’agit donc de…

COSMO PYKE

©Marie Meletopoulos

Cosmo Pyke (c’est son vrai nom et je le trouve bien trop cool) est la nouvelle sensation soul/blues anglaise.
J’avais déjà écouté quelques morceaux chez moi et j’avoue avoir été conquise par toute cette fraicheur.
Un peu à l’instar de Yellow Days, ce n’est pas nécessairement mon genre de prédilection mais bordel, ça fait du bien d’écouter des trucs légers (du moins en apparence) (et surtout après le déferlement de violence de Ty Segall la veille).
Sur scène, le jeune Anglais est accompagné de 3 autres musiciens, tous aussi jeunes les uns que les autres ( moyenne d’âge 18 ans) et SURTOUT tous vraiment talentueux et très contents d’être là !
On sent une vraie sincérité de la part de Cosmo, des morceaux comme Chronic Sunshine, qui met l’ambiance et te file le smile.
20 heures, le concert se finit, voilà une jolie découverte qui me met en joie pour le reste de la soirée. 

Direction le patio pour me ravitailler en bière et surtout me mettre à l’abri des quelques gouttes de pluie qui commencent à tomber. 
Là, je tombe nez à nez avec un collègue de travail qui est là pour assister au concert de Idles à 21 heures. 
Je connais absolument pas le groupe mais il s’agit, apparemment, de la nouvelle référence punk anglais qui fait pas dans la dentelle.
Encore une fois, la curiosité me prend et comme j’ai une heure à attendre, autant que ce soit avec un groupe qui à l’air de correspondre à mes gouts musicaux habituels, et me voilà dans la grande salle de Paloma pour assister au concert de 

IDLES

Le groupe est déjà sur scène pour effectuer quelques balances. Les musiciens prennent même la peine d’échanger quelques mots avec les quelques spectateurs déjà présents. La salle se remplit doucement mais  sûrement. 
De mon côté, je prends le parti de me mettre vers le fond de la salle pour être sûre de ne pas manquer le début de Dead Cross (le début de Dead Cross et la fin de Idles se chevauchant)
21 heures, les guitares s’énervent et le show démarre au quart de tour. 
Musicalement, ça déboite, la prestation scénique complètement ouf mais le chant peine à me convaincre sur quelques morceaux, notamment sur le morceau Heel qui ouvre le spectacle.
Mais je prends quand même quelques petites mandales musicales pendant 40 minutes et sans regrets ! 
Cependant, les paroles sont d’une intelligence et d’une justesse incroyables et en bons keupons qu’ils sont, Idles traitent des sujets de société actuelle comme sur Mother par exemple ou faire passer un message « Refugees welcome » (et dire nique à la loi anti-migrants) avec Danny Nedelko.
22 heures approchent doucement, j’ai quand même le temps de voir le guitariste prendre un bain de foule sur White Privilege.

©Boby Allin

Après ce déferlement de douce violence (oui, j’aime les oxymores) me voilà donc prête à affronter les monstres sacrés de

DEAD CROSS

Je dois avouer que Dead Cross n’est peut-être pas le projet le plus intéressant de Mike Patton mais concrètement, quand on a l’opportunité de voir le monsieur en action, je pense qu’on passe outre la qualité du projet, surtout les lives réservent parfois bien des surprises. 
J’étais donc en hyperventilation depuis le mois de mars (le mois où TINALS a annoncé les premiers noms) et le moment tant attendu arrive enfin. 
Quelques minutes avant le début, le mythique batteur de Slayer Dave Lombardo fait un ou deux réglages sur sa machine. Le public se rassemble, il est bientôt 22 heures et les premières secondes de Seizure And Desist résonnent et c’est sous un tonnerre d’applaudissements que le groupe fait son entrée sur scène. 
Le quatuor nous balance donc ce morceau dans la tronche, malheureusement le retour voix est assez crado quand on est très (trop) près de la scène comme je l’étais. 
Je décide malgré tout de rester là où je suis, ne voulant pas perdre une seule miette du spectacle… qui ne fut malheureusement pas à la hauteur de mes espérance; beaucoup de coupures entre les morceaux cassant le rythme. 
Néanmoins, la fangirl que je suis est plus que ravie de voir un des musiciens que j’adore le plus (malgré cette hideuse chemise à fleurs) et entendre cette reprise de Bela Lugosi’s Dead (présente sur l’album) ainsi que les riffs mythiques du début de Raining Blood compense les légères déceptions et on prend quand même plein la gueule. 
Le show se termine très vite mais Dead Cross nous fait l’honneur d’un rappel avec leur reprise des Dead Kennedys Nazi Punks Fuck Off, rebaptisée pour l’occasion Nazi Trumps Fuck Off.
C’est court mais intense et mes tympans définitivement en PLS.

Ainsi s’achève donc cette sixième édition de This Is Not A Love Song, placée majoritairement sous le signe de la découverte. On se retrouve l’année prochaine ? Oui on fait ça !

©Boris Allin

 

 

 

 

 

 

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