This Is Not A Love Song 2017

Les 9,10 et 11 juin derniers se déroulait la 5ème édition du festival This Is Not A Love Song, festival dédié aux musiques actuelles indépendantes. 
Je vous raconte ces trois jours de dingue, sous une chaleur écrasante !

Pour qui s’intéressent aux artistes sortis des sentiers battus et des grandes ondes radiophoniques, ce festival est the place to be. A peu près tous les styles ou presque y sont représentés (blues, rock, punk, musique du monde, electro et j’en passe), l’occasion de voir ses groupes fétiches mais également de faire de sympathiques découvertes, ce qui fut mon cas sur ces 3 jours.

La Grimbergen Ambrée, une alliée de choix pour ces 3 jours de festival


Il a fallu évidemment faire des choix car certains groupes jouaient en même temps, tout ne m’intéressait pas non plus donc je vous résume les shows auxquels j’ai assisté.
Je vous renvoie sur les pages officielles des groupes en cliquant sur leurs noms.
Les petits pictogrammes ♪ indiquent à quel point j’ai apprécié le concert (plus il y en a mieux c’est)

VENDREDI 9 JUIN

The Coathangers (post-punk – USA) ♪♪♪

© Nina Fractal / Valparess

The Coathangers étaient un des groupes que j’attendais le plus ce vendredi.
Trio venant tout droit d’Atlanta, elles distillent leur punk-rock énervé et avec énergie depuis 2006.
Sur scène, toutes chantent, échangent parfois leurs places (la batteuse devient guitariste, la bassiste batteuse, etc.) et feront même cadeau d’une guitare à une fille dans le public (guitare dérobée au guitariste du groupe The Growlers)
Bref, c’est énergique, pêchu et finissent leur set sur ce morceau où tout le public se met à danser comme des dingues !
De quoi bien commencer ce festoche !

Alex Cameron (Synthpop – Australie) ♪♪

© Agathe Salem

Alex Cameron fait partie des losers. Il le dit lui-même mais cette lose s’avère payante. Avec son air de pas y toucher et un look un peu ringard, l’Australien au déhanché le plus sexy du festival nous balance sa synthpop fraiche dans la tronche, de quoi faire pâlir Metronomy et les années 80 de jalousie.
Timide sur scène, on sent que le garçon est quand même très sincère dans sa musique et qu’il la joue avec passion et envie et surtout, ça plait !
N’ayant assisté qu’à 10 minutes de son show et connaissant très vaguement sa musique, cela me suffit pour apprécier ce que j’entends et dire que son album Jumping The Shark est une merveille.

Shugo Tokumaru (Pop – Japon) ♪♪

© Nina Fractal / Valparess

© Marie Meletopoulos

Ce fut la découverte du jour et c’est tant mieux ! D’autant que tout ce qui est un peu pop léger à tendance à m’emmerder, ici le multi-instrumentiste japonais nous offre quelques jolis morceaux chantés dans sa langue natale et ça fait du bien à l’âme.
Il nous gratifie même du thème de Retour vers le futur jouer au mélodica et une reprise de la chanson Video killed the radio stars des Buggles au ukulélé.
Un petit moment intemporel, avec une claviériste qui prend le temps pendant un morceau (alors qu’elle joue) de sortir son téléphone et son selfie stick et de faire une photo d’elle avec le public en fond !

Flying Lotus (Electro/hip-hop – USA) ♪♪♪

© Au Rayon Musique

© Au Rayon Musique

LE concert que j’attendais avec impatience. Flying Lotus est signé sur le label Warp Records,  qui regroupe ni plus ni moins que toutes les sommités de l’electro (Aphex Twin, Boards Of Canada pour ne citer qu’eux).
L’oeuvre du lotus volant est, d’une manière générale, assez abstraite mais offre des atmosphères et des ambiances d’un autre monde, qui fait la part belle à l’imaginaire.
Sur ce set, l’Américain nous propose un florilège de ses meilleurs morceaux, notamment avec cette magnifique reprise du thème de Ghost In The Shell (qui a rendu l’assistance dingue) et cette piste complètement furieuse d’Aphex Twin, le tout mêlé à un mapping à la fois abstrait et hypnotisant.
Le concert s’achève dans une euphorie totale, avec la présentation du trailer du premier long-métrage que réalise Flying Lotus et qu’il a présenté cette année au festival du film de Sundance.


SAMEDI 10 JUIN

La programmation du samedi ne m’inspirant pas des masses (à part Thee Oh Sees mais qui jouait à 1h du matin, motivation moyenne), j’en ai surtout profité pour faire le tour des disquaires et artistes graphiques présents et assister au show de Clan Edison, qui jouait déjà la veille mais je n’avais pas pu voir.

©Au Rayon Musique

Stand et affiche rouge réalisée par Arrache-Toi Un Oeil, le disquaire toulousain Vicious CircleTote-bag et affiche sérigraphie par Brian Cougar

Clan Edison (Blues-rock – France)♪♪

© Nina Fractal / Valparess

Sur une des scènes extérieures du festival, c’est sous un soleil de plomb que les régionaux de l’étape Clan Edison nous fait profiter de son blues-rock.
J’en avais entendu du bien et ce n’était pas usurpé. Alternant chants en français et en anglais, Clan Edison fait parfois penser à Noir Désir (mais en mieux) et une certaine atmosphère cinématographique se dégage de leur musique, le genre de film où un héros désabusé cartonne au whisky H24 et qui nous fait presque oublier la chaleur et le soleil écrasants de cette journée.
Bref, une belle découverte avec un style musical auquel je ne suis pas habituée, à suivre pour sûr.

DIMANCHE 11 JUIN

Soit le jour qu’il ne fallait absolument pas manquer tant le lineup de cette journée était monumental.
C’est le jour aussi où il a fallu faire des choix pas simples : Baroness et The Black Angels qui jouent à la même heure, décider à contre-coeur de ne pas assister au show de King Gizzard & The Lizard Wizard qui passe bien trop tard (parce qu’on travaille bien trop tôt le lendemain matin).

Slaves (Punk – UK) ♪♪

©Au Rayon Musique

© Nina Fractal / Valparess

Mes chouchous du moment (voire de l’année) (j’en ai d’ailleurs parlé en mars), il était hors de question que je loupe la moindre miette de leur concert. Et quel concert ! 
Le duo britannique enchaine les morceaux avec une vitalité déconcertante et prouvent qu’à deux, on peut faire beaucoup beaucoup de bruit. 
Le chanteur/batteur prendra même un petit bain de foule (qui donnera des sueurs froides aux mecs de la sécu), le guitariste met un tacle (et un joli doigt d’honneur) à l’attention de Theresa May et aux résultats des législatives britanniques, preuve que le punk n’est clairement pas mort.
Pour vous donner envie, le live de Slaves est disponible ici. Attention, ça cogne sévère !

Pond (Rock psyché – Australie) ♪♪♪

© Nina Fractal / Valparess

Si vous aimez Tame Impala, vous aimerez forcément Pond, puisque 3 des membres de Tame Impala sont à l’origine de Pond. 
Evoluant dans la sphère du rock psychédélique, le groupe arrive néanmoins à s’affranchir de cette étiquette en agrémentant sa musique de pop, de funk, de garage, bref un joyeux bordel mais très harmonieux et cohérent.
J’avoue que j’étais restée sur un a priori concernant Pond car j’avais surtout entendu des morceaux bien plus lents et progressifs et pour TINALS, ils ont joué la carte de l’énergie aussi bien musicale que scénique (là aussi, le chanteur se paie un petit tour dans la fosse, très peu apprécié de la 
sécurité) et un capital sympathie à la hausse.

The Black Angels (Rock psyché – USA) ♪♪

© Nina Fractal / Valparess

J’avoue : le rock psyché, c’est pas forcément mon truc, ça m’ennuie quelque peu.
Mais sous l’impulsion de l’ami qui m’accompagnait ce soir-là, nous sommes tombés d’accord pour aller voir le set de The Black Angels plutôt que celui de Baroness, notre argument étant que le dernier album de Baroness n’était pas génial.
Et ce fut un moment vraiment hors du temps, j’ai été absorbée par la musique, de la première à la dernière note. Dans ces moments-là, le terme psychédélique n’est pas volé du tout et la fin du set nous a reboosté autant qu’il nous a calmé.
Morceau de choix pour vous rendre curieux

Death Grips (Electro-punk – USA) ♪

© Agathe Salem

Techniquement, je n’ai pas assisté à leur concert, d’autant que je ne connais pas du tout cette formation.
Mais j’y ai eu droit malgré moi alors que je faisais la queue à un food-truck et comme j’avais des oreilles encore en état de fonctionner; du coup je me dois d’en parler et c’était… horrible !
La faute très certainement à une scène bien trop grande pour un groupe de cette dimension. Le son ressemblait plus à de la bouillie sonore qu’à de la musique. Une sorte de Prodigy mal digérée et un chanteur qui tenait son micro en faisant la danse des canards avec ses bras, tout un concept.
Après avoir jeté un oeil et une oreille chez moi, je pense que c’est le genre de groupe assez conceptuel et expérimental, avec de la provocation gratos, auquel on adhère totalement ou qu’on rejette en bloc, perso je passe mon chemin (et pourtant, les trucs chelous c’est habituellement mon délire)

 

  

Merci TINALS et à l’année prochaine !

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4 réflexions sur “This Is Not A Love Song 2017

  1. Super ton compte rendu du festival ! C’était ma première fois et même si je n’ai fait que le premier jour, j’ai vraiment apprécié l’ambiance générale. Pourtant habituellement je n’aime pas trop les festivals.

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    • Merci !
      Pour ma part, c’est la deuxième année où je m’y rends mais c’est la première fois que je fais les 3 jours complets.
      Puis c’est un site où je vais régulièrement en concert, je le trouve vraiment cool.

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  2. Pingback: Les écoutes du mois Part.1 – Au Rayon Musique

  3. Pingback: Les écoutes du mois Part.2 – Au Rayon Musique

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